PROFESSIONNEL

L’ubérisation de la restauration en marche !

CAMILLE MERLET / 22 MAI 2017

Le « AirBnB » des restaurants : une restauration illicite ?

 

  • Des utilisateurs de la plateforme VIZEAT, qui est un « AirBnB » pour les déjeuners ou dîners chez l’habitant, ont été inquiétés par le GNI (Groupement National des Indépendants de l’Hôtellerie Restauration) qui a porté plainte contre eux.
  • Aujourd’hui n’importe quel particulier peut donc s’improviser Chef à son propre domicile via cette plateforme qui surf sur la vague du « social dining ».
  • Cette plateforme collaborative proposent aux particuliers d’aller dîner chez l’habitant, à des tarifs ultra-compétitifs.
  • Ce sont des particuliers qui sont inquiétés et non les plateformes car se retranchent derrière leur statut de site de mise en relation et se libèrent ainsi de toute responsabilité.
  • La raison de cette plainte : la concurrence déloyale par rapport aux restaurateurs professionnels, l’illégalité en matière de licence et les problèmes liés à l’hygiène.

La concurrence déloyale des « restaurants » à domicile

  • Le GNI explique qu’il y a une forme de concurrence déloyale de ces « restaurants clandestins ».
  • En effet, ces particuliers qui s’improvisent Chef chez eux, n’ont à l’évidence pas les même contraintes que celles des restaurateurs traditionnels. La bataille du marché entre les restaurateurs traditionnels et ces nouveaux arrivants ne se joue pas à armes égales.
  • Dans interview donnée à l’Hôtellerie Restauration, Didier Chenet, président du GNI indique que le ticket moyen « sur le site Vizeat est de 25 euros, alors qu’il est de 17 euros dans la restauration commerciale hors fast-food. »
  • Il y a donc un réel potentiel de développement qui fait peur aux acteurs traditionnels.

Le GNI souhaite que la pratique soit encadrée.

Ces « restaurants clandestins »servent de l’alcool sans licence

  • Un certain nombre de principes régissent la restauration et notamment celle de détenir une licence de débit de boisson pour pouvoir servir de l’alcool.
  • Pour mémoire, l’obtention d’une licence il faut à la fois détenir un permis d’exploitation, délivré après une formation spécifique, et effectuer une déclaration préalable.
  • Or ces chefs improvisés ne disposent pas cette licence.

 

Le difficile respect des règles d’hygiène

Tous les professionnels le savent, des règles d’hygiènes doivent être respectées au sein de leur établissement sur :

  • la réception des marchandises,
  • l’enregistrement des températures des chambres froides,
  • la durée de conservation des aliments,
  • le nettoyage de la cuisine, ustensiles…

A l’évidence, lors d’un constat d’huissier organisé par le GNI sur requête du Tribunal, il a été constaté de nombreuses défaillances.

Un pot au feu a été conservé dans le frigo plus de huit jours avant d’être servi aux convives.

Faire face à ce nouveau marché émergent

Tout le monde connaît l’essor du AirBnB, les restaurateurs doivent donc être vigilent à ce nouveau mode de consommation.

Brian Chesky, qui est co-fondateur d’AirBnB, a d’ailleurs indiqué qu’il voyait plus de potentiel dans le développement de cette activité que dans la location.

Aujourd’hui, les restaurateurs doivent donc être réactifs et ne pas hésiter à se remettre en question et surtout rebondir à la vague du « social dining » et répondre à l’exigence des consommateurs qui veulent de plus en plus consommer VRAI et fait maison. (voir fiche : « La mention « FAIT MAISON » sur la carte de mon restaurant.)

 


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