PARTICULIER

Le point sur l’enlèvement international d’enfant

ADELINE POURCIN & FLORENCE RUSSO / 6 OCTOBRE 2020

Maître Adeline POURCIN, Avocat en droit de la famille à Marseille, vous assiste pour toutes les questions liées au déplacement illicite d’un enfant, appelé également enlèvement international d’enfant.

Maître Adeline POURCIN, Avocat associé du Cabinet CONSTANCE AVOCATS, implanté à Marseille, a été saisie récemment d’un dossier sensible lié à l’enlèvement international d’un enfant d’origine Ukrainienne.

Il s’agissait d’une mère, d’origine ukrainienne, victime de graves violences conjugales dans son pays d’origine qui a décidé de fuir son pays et de se réfugier en France pour protéger sa fille.

Le père n’a pas hésité à faire très rapidement un recours auprès de l’autorité centrale pour déclarer l’enlèvement de son enfant.

Le Procureur de la République a été saisi du dossier et a assigné la maman devant le Juge aux Affaires Familiales près le Tribunal Judiciaire de Marseille.

Maître Adeline POURCIN, Avocat en droit de famille à Marseille, a défendu les intérêts de cette maman avec pugnacité et détermination.

Le Cabinet CONSTANCE AVOCATS, implanté à Marseille, est habituellement saisi de telles procédures en enlèvement international d’enfant.

On vous en dit en plus sur la procédure !

Enlèvement international d’enfant

QU’EST-CE QUE L’ENLÈVEMENT INTERNATIONAL D’ENFANT ?

L’enlèvement international d’enfant est régi par la convention de LA HAYE du 25 octobre 1980.

 Il suppose :

– Une décision judiciaire ou un accord fixant le droit de garde d’un parent,

– L’exercice d’un droit de garde effectif,

– Le départ de l’autre parent avec l’enfant de son pays d’origine vers un autre pays sans l’accord du deuxième parent.

QU’EST-CE QUE LE DROIT DE GARDE ?

Le droit de garde s’apprécie selon le droit de l’État dans lequel l’enfant disposait de sa résidence habituelle immédiatement avant son déplacement.

En droit français, la notion de « droit de garde » renvoie à celle d’autorité parentale.

Ainsi, lorsque les parents exercent une autorité parentale conjointe, le déplacement de l’enfant sans l’autorisation de l’un ou de l’autre, est illicite.

C’est à ce moment que l’on parle d’enlèvement international d’enfant.

QUELLE EST LA PROCÉDURE DE RETOUR ?

Pour des enfants étrangers qui sont déplacés en France, le juge compétent pour statuer sur la demande de retour est le Juge aux Affaires Familiales.

Dans le cadre de la procédure d’enlèvement international d’enfant, l’Autorité centrale saisie de la demande la transmet au Procureur de la République près le Tribunal Judiciaire territorialement compétent.

Le Procureur de la République peut prendre toute mesure en vue d’assurer la remise volontaire de l’enfant ou pour faciliter une solution amiable, par exemple en auditionnant le parent dont il est allégué qu’il a déplacé l’enfant.

Le Procureur de la République peut ordonner toutes mesures d’investigation ou d’expertise, de même qu’il peut saisir le Juge aux Affaires Familiales compétent en vue qu’il soit statué sur le retour de l’enfant.

La demande de retour est instruite selon la procédure accélérée au fond.

COMMENT MAÎTRE ADELINE POURCIN A ASSURÉ LA DÉFENSE DE SA CLIENTE ?

Deux arguments clés :

    Maître Adeline POURCIN a soulevé l’existence d’un danger en cas de retour de l’enfant dans son pays d’origine :

L’article 13 de la Convention de La Haye du 25 octobre 1980 dispose que l’autorité judiciaire n’est pas tenue d’ordonner le retour de l’enfant si celui-ci venait à être exposé à un danger physique ou psychique grave dans son pays d’origine.

Il convient donc de vérifier les risques inhérents au retour de l’enfant.

Dans l’affaire mentionnée ci-dessus, l’enfant courait un risque important du fait des violences conjugales subies par sa maman en sa présence.

Il est constant que les violences commises en présence d’un enfant entrainent de graves traumatismes et des syndromes de stress post-traumatique.

Au niveau affectif, il apparaît que ces enfants sont souvent tristes, anxieux, dépressifs, et ont une faible estime d’eux-mêmes.

Il est donc impensable d’ordonner le retour d’un enfant qui est témoin de telles violences.

Dans notre cas d’espèce, la maman a tenté, par tous les moyens, de se mettre à l’abri avec son enfant.

Ainsi, lorsqu’il existe un danger pour l’enfant, le Juge aux Affaires Familiales, n’ordonne pas de retour de l’enfant dans son pays d’origine.

    Maître Adeline POURCIN a également soulevé l’intégration effective de l’enfant dans son nouveau pays, à savoir la France :

L’article 12 de la Convention de La Haye du 25 octobre 1980 dispose que lorsqu’un enfant a été déplacé ou retenu illicitement et qu’une période de moins d’un an s’est écoulée à partir du déplacement ou du non-retour, l’autorité judiciaire doit vérifier si l’enfant s’est intégré dans son nouveau milieu.

Dans notre cas d’espèce, l’enfant était sur le territoire français depuis plus d’un an.

Elle était inscrite à l’école et participait à de nombreuses activités de loisirs.

Elle s’était très bien intégrée à son environnement scolaire et parlait de mieux en mieux le français.

Dans ces conditions, le retour de l’enfant aurait eu des conséquences dramatiques.

Vous l’aurez compris, Maître Adeline POURCIN, Avocat au Barreau de Marseille, a contesté l’enlèvement international de l’enfant dans un dossier très sensible.

Elle sera donc à vos côtés pour vous assister dans toute procédure similaire d’enlèvement international d’enfant.

Parce que chaque situation est unique, un devis personnalisé vous sera établi.

Le cabinet Constance Avocats vous assiste dans les problématiques de votre quotidien en droit de la famille. Toutes les prestations font l’objet d’un devis et d’une étude de votre dossier approfondie.

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